Succubus nights de Rachelle Mead (tome 2)

Publié le par fantaisiesdefanny

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Plusieurs axes de lecture, sources de mes petites réflexions après avoir refermé le tome 2 de cette saga.

Mes titres sont volontairement raccoleurs.

 

1. C’est comment, l’amour sans sexe ?

 

Comme notre héroïne est une succube, elle risque de tuer ou de raccourcir fortement la durée de vie de son bien-aimé si elle l’embrasse ou pire a des rapports avec lui. Du coup, si notre couple phare semble très uni sur le plan psychologique et affectif, ils n’en demeurent pas moins empreints à une frustration permanente.  L’auteur nous emmène sur le terrain du puritanisme, on n’est pas trop loin des discours intégristes qui prônent l’abstinence. Et puis de ce fait, l’auteur nous décrit avec une précision presque agaçante les sentiments contradictoires de notre héroïne, qui ressent un désir intense pour cet homme, mais auquel elle ne doit pas succomber sous peine de le mettre gravement en danger. C’est bien décrit. Mais quelque peu redondant à la fin. Justement, en parlant de la fin, je n’ai pas envie de dévoiler les détails de l’histoire mais j’ai été un peu estomaquée par la solution que trouve Georgina pour contourner cette interdiction de coucher avec son type. Je dois être un peu puritaine, sans doute.

 

2. Sur le terrain du masochisme ?

 

De part la nature particulière de leur relation, nos deux héros se montrent quelque peu libertaires dans leur conception d’une relation amoureuse.

- Comme Georgina est un succube, elle est obligée d’avoir des relations sexuelles fréquentes pour puiser sa dose d’énergie. Son amoureux le sait, et semble vouloir l’accepter. Seule condition : qu’elle ne cherche pas à lui cacher les relations qu’elle a avec d’autres mecs. Selon Seth, ça peut marcher, à condition d’avoir une communication absolue. Il ne pourra jamais coucher avec la femme qu’il aime, mais sait qu’elle passera sa vie à coucher avec d’autres hommes pour assurer sa survie. Ça relève du masochisme. Ou alors, peut-on ou doit-on tout accepter par amour ?

- Georgina quant à elle n’est pas en reste puisqu’elle propose à son amoureux d’avoir des relations avec une autre femme, histoire de ne pas vivre dans la frustration permanente. Ce que son amoureux refuse de faire bien sûr.

 

 

3. Coucher avec son meilleur ami, ce n’est pas une bonne idée.

 

On découvre dans ce tome 2 le personnage de Bastien, un incube (succube au masculin), sérial niqueur par excellence donc, et meilleur ami de Georgina depuis la nuit des temps. Sa mission : compromettre une fieffée puritaine en la séduisant, afin de servir les forces du mal et échapper au courroux d’un démon qui est sacrément en pétard contre lui.  Intrigue un peu secondaire finalement, mais qui permet à l’auteur d’explorer le domaine de l’amitié homme-femme et de l’homosexualité (là franchement, je ne pense pas faire de spoiler car j’ai deviné cet aspect de l’histoire dès les premières pages…). C’est un peu du remâché mais bon, ça se lit…un peu comme regarder la série Dawson.

 

 

4. La drogue, c’est mal

 

Comme dans le tome 1, Georgina va devoir mener une enquête qui implique les forces surnaturelles (le bien, le mal, et le reste… ). Son collègue de travail qui fait partie d’un groupe de rock commence à péter un peu les plombs, et Georgi le soupçonne de se droguer (bizarre pour un rocker…) mais après réflexion, il semble que ce soit un genre de drogue « surnaturelle » qui impliquerait une force démonique que seule notre succube pourra déjouer.

 

Ça tient debout, ça s’apprécie comme un épisode de Buffy contre les Vampires.

 

  

En conclusion, je dirai que je reste, pour le moment, une inconditionnelle de cette saga. L’héroïne reste intéressante parce qu’elle est quasiment plus humaine que certains humains, alors qu’elle est une créature de l’enfer. Elle est prête à tout pour sauver son collègue des griffes du mal, ce qui est loin de l’image que je me fais d’un démon. Il faut cependant lire ces bouquins de bitlit avec recul : ne pas s’attendre à de la grande littérature, ni à énormément de profondeur. Mais ça détend et c’est bon pour le moral…

 

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