Mon coeur n'a pas fait boum

Publié le par fantaisiesdefanny

(Je n'ai pas fini de vous faire hurler de rire avec mes super jeux de mots en titre d'articles...)

 

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Mieux vaut tard que jamais, j’ai regardé, dimanche dernier, en intégralité un film qui a marqué ma génération, mais que je n’avais jamais eu la patience de voir en entier : La Boum, de Claude Pinoteau.

 

Impressions mitigées mais globalement, je n’ai pas trop adhéré. Disons que ça m’a fait sourire mais qu'il n'y a rien de "culte" dans ce film, à mon sens. Ou alors c'est que je suis définitivement blasée !

 

Bien sur ce film a avant tout le mérite de dépeindre la société française (parisienne je dirais plutôt) et l’adolescence des années 1980, et je pense que de ce côté, le réalisateur a bien réussi son exercice. De la décoration trop kitch aux fringues de l’époque, les bagnoles, l’usage du téléphone fixe (le vieux téléphone avec le cadran rotatif bien sur !!)…je me suis revue 20 ans en arrière !

 

On a surtout retenu de ce film le fait qu’il ait révélé au public Sophie Marceau. Personnellement, je ne l’ai jamais trouvée exceptionnelle, je trouve qu’elle n’a pas pris énormément de risques durant sa carrière d’actrice.  A part bien sur celui de laisser échapper par mégarde de temps à autre un nichon lors d’une cérémonie officielle… Bref, je ne suis pas fan de Sophie Marceau et j’irai même jusqu’à dire que sa moue boudeuse m’agace. Aujourd’hui elle est considérée comme la belle femme française épanouie, à qui la quarantaine va super bien. Bof. C’est sur qu’elle est belle, mais perso j’attends un peu plus d’une actrice pour avoir envie de lui rendre hommage.

 

En tout cas c'est ironique qu'après avoir été révélée dans un rôle d'adolescente en pleine fleur de l'âge, elle resplendisse dans le film LOL dans le rôle de la mère un peu dépassée...la boucle est finalement bouclée. Et je comprends mieux maintenant que j'ai vu la Boum.

 

Toutefois, dans ce rôle d’adolescente capricieuse qu’elle campe dans ce film (où le risque était grand qu’elle m’énerve au point d’éteindre le poste de télé avant la fin du film), je l’ai trouvée bien (pas too much). Même si je ne me suis pas retrouvée dans ce rôle de l’adolescente dans le vent, prête à tout pour sortir, draguer, en gros faire sa petite vie comme une mini-adulte…moi j’étais une collégienne très sage, je passais tout mon temps libre enfermée dans ma chambre, le nez dans mes bouquins, à me perdre dans mes rêveries mais certainement pas à imposer mon rythme à mes parents. C’est beaucoup plus tard, à l’époque du lycée, que j’ai commencé à prendre mon envol.

 

Pour moi, les véritables piliers de ce film sont Brigitte Fossey et Claude Brasseur, extraordinaires de justesse, dans leur rôle de parents dépassés par l’adolescence de leur fille et en pleine crise conjugale. Et Denise Grey dans le rôle de la grand-mère moderne et experte en relations amoureuses est tout simplement magnifique ! C’est clairement la grand-mère que tout le monde aurait rêvé d’avoir, pétillante, ouverte d’esprit, espiègle, et même belle ! Ce sont pour ces trois jeux d’acteurs que ce film vaut, à mon avis, la peine d’être vu.

 

Quant aux méandres des relations amoureuses adolescentes, n’étant pas foncièrement une nostalgique de l’époque biactol cet aspect du film ne m’a pas vraiment touchée. Bien sur c’est marrant, avec le recul, de voir à quel point les ados sont extrêmes. Quand ils ont une peine de cœur, ils pensent qu’ils vont en mourir. Quand ils aiment, c’est à s’en rendre malade. Mais une fois que leurs espoirs se concrétisent et qu’ils échangent leur premier baiser, ils pensent déjà à quelqu’un d’autre… et le film le montre bien. Néanmoins, au bout de deux heures, je n’en pouvais plus d’entendre la bande originale. « Dreams are my reality »… la réalité, c’est que l’adolescence n’est pas la meilleure période d’une vie, loin s’en faut ! Encore une fois, vive la trentaine !

Publié dans Ciné

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